Sexautomaton

Sexautomaton : à propos de Shame (2011) de Steve MacQueen, avec Michael Fassbender

Pour qui la honte, dans ce film ? Pour le spectateur  probablement, est la réponse qui vient quelques heures après la projection.

En effet, si le héros Brandon, un cadre new yorkais d’une trentaine d’années vit sous nos yeux une véritable plongée en enfer, il ne semble pas en éprouver de la honte. A partir d’un certain moment, il est certes accablé, mais ce qu’il éprouve reste énigmatique à cause de la façon de le filmer de Steve MacQueen, toujours de l’extérieur, à travers des vitres ou la pluie, souvent nu, le corps sexué exposé mais quasiment en silence.

Le premier plan le donne complètement immobile comme déjà mort, ou plutôt mortifié, enveloppé dans ses draps comme d’un linceul, la main peut-être sur le sexe. A quoi pense-t-il ? On ne le saura pas. N’incarne-t-il pas plutôt un genre de « je ne pense pas », celui du ça freudien selon Lacan ? « Je suis là où je ne pense pas. » Brandon est vide,

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La vie normale. Réflexion sur la folie au 21ème siècle

I - Pourquoi j’ai réalisé ces films

Les films de La vie normale sont destinés à être montrés et commentés devant des audiences spécialisées (psychanalystes, psychiatres, psychologues, médecins généralistes, infirmiers, intervenants dans le champ de la santé mentale, etc.) Ils peuvent être montrés en liaison avec un thème précis (addictions, alcoolisme, suicide, sexualité, parentalité, folie, mélancolie, etc.)

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